Entre effarement et émerveillement pour les aéroports les plus insolites

Il est des aéroports dans le monde qui nécessitent un sang-froid sans commune mesure de la part des pilotes. Entre des atterrissages dans les chaines de montagnes les plus élevées du globe et ceux à quelques mètres à peine d’une plage ou face à une falaise, les défis à relever sont de taille pour ceux qui ont notre vie entre leurs mains. Alors, si vous avez l’esprit aventurier, cet article est pour vous.

 

 

Les contraintes de la surface
La première contrainte n’est sûrement pas celle à laquelle vous pensez. Elle est langagière. En effet, le tarmac (tar – goudron en anglais – et macadam), marque déposée au début du XXe siècle, ne renvoie pas à la piste d’atterrissage, mais évoque bel et bien l’aire de stationnement des appareils, également appelée « aire de trafic ». Ainsi, « atterrir sur le tarmac » constitue un abus de langage, et nos chers pilotes vont plutôt atterrir sur une piste qui, pour la plus grande frayeur de tous, n’est pas toujours en goudron. En effet, seriez-vous réellement serein avec un atterrissage sur la banquise (Ice Runway en Antartique) ou sur une plage accessible uniquement à marée basse, délimitée par de simples poteaux de bois (Barra en Écosse)? Et si vous souhaitez voir la mer d’encore plus près, direction l’aéroport de Funchal sur l’île de Madère qui, depuis 2000, empiète sur l’eau grâce à ses 180 piliers : spectacle assuré!

 

Des hauteurs à faire pâlir passagers et locaux
Entre des atterrissages à haute altitude et ceux à très basse altitude, votre cœur aurait de quoi hésiter… et surtout chavirer. Il vous faudra accorder une sacrée confiance aux pilotes lors de l’atterrissage à l’aéroport de Tenzig-Hillary au Népal (du nom des deux premiers hommes à avoir dompté le toit du monde en 1953) sur une piste à 12 % à 2800 mètres d’altitude. Le summum semble être Paro, l’unique aéroport au Bouthan, qui offre une piste entourée de montagnes culminant à près de 5500 mètres et dont seuls huit pilotes au monde sont certifiés pour assurer cette manœuvre! À vous de juger si une approche juste au-dessus d’une plage (Princess Julianna à Saint-Martin dans les Antilles néerlandaises) ou sur la crête d’habitations (aéroport de Congonhas à Sao Paulo au Brésil) est plus sécuritaire. Tant qu’à toujours repousser les limites, pourquoi ne pas atterrir directement sur une route qui croiserait l’avenue principale d’une ville et dont le trafic avions-voitures serait géré par un simple passage à niveau, comme à Gibraltar?

 

Des pistes pavées d’embûches
Outre la surface de la piste et l’altitude, d’autres difficultés peuvent attendre le pilote au tournant… au sens propre évidemment : des virages à 45 degrés sur l’aéroport de Toncontin au Honduras pour éviter collines et arbres entourant la courte piste située dans une cuvette ou encore des virages à 47 degrés sur l’aéroport de Kaï Tak à Hong Kong où le pilote doit aussi composer avec des vents latéraux et des collines. Certaines pistes nous réservent bien des surprises une fois arrivés dans les derniers mètres : des falaises – rien de moins – pour les aéroports de Matekane au Lesotho et de Juancho E. Yrausquin aux Caraïbes ou un précipice, comme à l’aéroport de Courchevel en France. Compte tenu de tous ces dangers, des pistes courtes – même très courtes comme celles de l’Idaho (122 mètres) ou du Montana (152 mètres) – ne devraient plus trop vous affoler.

 

Certains atterrissages apportant à eux seuls une véritable dose d’adrénaline, plus d’un voyageur pourrait décider de choisir (ou refuser) sa destination en fonction des caractéristiques de la piste. Une petite complication pour gérer les vacances familiales…

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