Les cinq dernières minutes de l’entrevue : un vrai risque

Vous avez fourni des efforts importants pendant une heure pour paraître intéressé, dynamique, perspicace, curieux et, cinq minutes avant la fin de l’entrevue, faute de carre et tout s’écroule. Une dernière question qui vous a déstabilisé, un remerciement qui a sonné faux, un geste qui est apparu inapproprié au moment de prendre congé du recruteur.

Pour que ces derniers propos restent du domaine de la fiction et pour que vous restiez en contrôle jusqu’à la fin de l’entrevue, et même au-delà, voici quelques conseils.

Quand la dernière question doit être… la vôtre

Alors que l’entrevue semble arriver à son terme, vous entendez la dernière question du recruteur qui tombe comme un couperet : « Avez-vous une question à me poser? » Vous comprenez bien que le recruteur souhaite vous déstabiliser et qu’il sera plus attentif à votre réaction qu’à votre question en tant que telle. Toutefois, soyez prêt à entendre ladite question et préparez-en quelques-unes, pour le moment venu. Évitez de l’interroger sur le salaire, les avantages sociaux, le délai de réponse suite à l’entretien d’embauche. Privilégiez les questions qui portent sur l’organisation telles que : Comment caractériseriez-vous la culture d’entreprise? Quelles sont les possibilités d’évolution de carrière? Quels sont les enjeux auxquels est confronté votre service actuellement? Est-il possible de vous contacter si je pense à d’autres questions?

Savoir conclure et remercier

Certains d’entre vous pourraient être tentés par un peu de décontraction, de relâchement, de confidentialité, voire de familiarité, vers la fin de l’entrevue. Non, ne vous laissez pas aller, soyez vigilant jusqu’au dernier instant. Une fois que tous les éléments semblent avoir été exposés, n’hésitez pas à conclure l’entrevue en proposant un récapitulatif de ce que vous avez compris du poste. Cette attitude vous permettra de faire paraître votre côté structuré et dynamique – le dynamisme du début d’entretien s’amenuise souvent avec les minutes qui s’écoulent. Enfin, sachez remercier votre interlocuteur en préférant une parole positive (J’espère que nous aurons l’occasion de travailler ensemble) au détriment de tournures peu valorisantes (J’espère que vous me choisirez) ou d’expressions toutes faites (J’ai été ravi de faire votre connaissance).

Évaluation au-delà de l’entrevue

L’entrevue est finie, vous êtes en train de rassembler vos affaires et prêt à serrer la main de votre recruteur afin de prendre congé, dans la seconde. Et là, vous entendez : « Je vais vous raccompagner jusqu’à l’ascenseur. » Hum….l’entretien se poursuit de façon informelle, il faut encore assurer. Ne laissez pas le silence prendre le dessus, mais permettez-vous de lui faire découvrir une autre facette de votre personnalité en abordant un sujet plus léger inspiré de l’environnement : la modernité des bâtiments, une affiche, une carte indiquant les filiales de l’entreprise… Une fois à l’ascenseur : une poignée de main franche, un regard sincère, et c’est gagné… ou presque. Rappelez-vous que, même si le recruteur n’est plus à vos côtés, ses collègues le sont. Alors, ne succombez pas à la tentation de prendre votre cellulaire une fois dans l’ascenseur, dans le hall d’entrée ou dans l’aire de stationnement, pour appeler un ami et lui raconter votre entrevue avec un esprit qui pourrait être critique, sarcastique, voire déplacé. Souvenez-vous, les murs ont des oreilles…

Pour résumer, rien de mieux que de se référer à deux chercheurs qui, dans les années 60, ont découvert que la dernière impression (effet de récence) était tout aussi importante que la première (effet de primauté). Vous voici donc maintenant averti de l’importance de peaufiner votre fin d’entrevue, me voilà assurée que vous garderez en mémoire cette conclusion!

 

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