Transport aérien — Perspectives

Selon l’Association du transport aérien du Canada (ATAC), le transport aérien compterait plus de 600 entreprises au pays. Elle se subdivise en différents secteurs : le nolisement de taxis aériens; les petites liaisons aériennes; les gros porteurs; l’industrie du transport corporatif; les écoles de formation; le travail aérien (par exemple les transports en hélicoptère dans le cadre de prospection minière) 

Besoins à combler dans l’industrie du transport aérien

Selon l’Association du transport aérien du Canada (ATAC), le transport aérien compterait plus de 600 entreprises au pays. Elle se subdivise en différents secteurs : le nolisement de taxis aériens; les petites liaisons aériennes; les gros porteurs; l’industrie du transport corporatif; les écoles de formation; le travail aérien (par exemple les transports en hélicoptère dans le cadre de prospection minière).

Comme l’industrie aéronautique, le transport aérien a souffert de la crise économique de 2008-2009. Même après la reprise pointe à l’horizon, John McKenna, président et chef de la direction de l’ATAC, témoigne de l’effet pervers à plus long terme, en ce qui concerne la disponibilité de main-d’œuvre dont ce secteur a besoin pour se développer. «Nous savions déjà que nous nous dirigions vers une pénurie de pilotes, mais compte tenu des conditions – la demande de pilotes étant inexistante pour le moment – les jeunes ont préféré se diriger vers d’autres formations et elle s’est aggravée. Depuis 2015, on a senti les effets de cette désertion de façon importante», estime-t-il.

M. McKenna estime que la problématique est double : «Le secteur a beaucoup de difficulté à mettre la main sur des pilotes d’expérience, ceux qui détiennent plus de 1000 ou 1200 heures de vol. Par ailleurs, nous avons de la difficulté à amener nos pilotes gradués à prendre de l’expérience et à cumuler les heures de vol, car ils ont du mal à se faire embaucher, surtout en période de récession où les besoins sont moindres qu’en temps normal…», déplore-t-il.

Une spirale dont il faudra bien sortir tôt ou tard, car les prévisions indiquent que d’ici 2020, c’est de 200 000 pilotes dont on aura besoin à travers le monde. Les besoins sont donc énormes.

Le rapport des perspectives d’emploi 2016-2018 de Gouvernement Canada confirme une ‘tendance acceptable’ pour les opportunités de pilotes pour l’ensemble des provinces au Canada. 

Le plus beau bureau du monde!

Mais il n’y a pas que les pilotes dont on a besoin dans le secteur du transport aérien. La situation est variable selon les provinces, mais la demande de techniciens (maintenance), des répartiteurs, des contrôleurs aériens, des gestionnaires, etc. est élevée au Québec et en Colombie Britannique, acceptable en Ontario. Elle est faible en Alberta et dans les Maritimes. 

«Dans le domaine de la maintenance, la main-d’œuvre est difficile à recruter car la concurrence est forte avec l’industrie aérospatiale qui embauche les mêmes techniciens, par exemple en avionique», souligne John McKenna.

Il ajoute que les femmes seraient aussi les bienvenues dans ce champ d’activité où elles demeurent encore assez rares. Selon l’ATAC et les rapports de Statistique Canada, en 2017, les femmes ne comptaient que pour 8,28% des pilotes, 7,5% des mécaniciens, techniciens et contrôleurs en avionique, 22,4% des contrôleurs aériens. En revanche, on les retrouvait dans des proportions de 72,5% dans les métiers de commissaires et d’agents de bord.
 

Pourtant, les avantages sont nombreux à œuvrer dans le transport aérien. «Un avion, c’est le plus beau bureau du monde, à 10 000 mètres d’altitude!», s’exclame John McKenna, illustrant ainsi la beauté du travail de pilote. Ce métier très intense permet aussi de progresser sans cesse sur le plan professionnel, puisque l’on peut commencer à piloter de petits appareils puis, l’expérience aidant, passer à des modèles de plus en plus gros. De plus, dans ce domaine on ne cesse de se perfectionner, de se former sur de nouveaux équipements et de se pratiquer sur simulateur de vol.

Mais qu’elle occupe des postes de pilote ou de technicien, dans le transport aérien, la main-d’œuvre a l’occasion d’œuvrer avec des équipements de haute technologie, dans un environnement stimulant où les emplois ne manquent pas.

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