Contrôleur aérien — Le portrait d’emploi

Contrôleur aérien — Les contrôleurs régionaux, souvent connus sous le nom de contrôleurs IFR, coordonnent le mouvement sécuritaire et efficace des aéronefs en vol entre les aéroports. Cela signifie qu’ils guident en toute sécurité les pilotes à des distances considérables. Les contrôleurs régionaux utilisent des affichages de surveillance, des processeurs de données de vol et des systèmes de communications pour assurer l’espacement sécuritaire des aéronefs. Ils travaillent à partir de l’un des sept centres de contrôle régional (ACC) au Canada, chacun étant responsable de la circulation aérienne dans une grande section de l’espace aérien canadien appelée région d’information de vol.

Pour nous parler de ce métier passionnant, nous avons interrogé Étienne Tremblay, contrôleur IFR spécialisé au Terminal de Montréal.

Quels sont les prérequis pour postuler à un emploi de contrôleur aérien?

  • Être âgé d’au moins 18 ans
  • Avoir un diplôme d’études secondaires ou un certificat équivalent
  • Être citoyen canadien ou résident permanent
  • Être bilingue pour la région de Montréal et maîtriser l’anglais pour toutes les autres régions
  • Satisfaire aux exigences médicales de Transports Canada
  • Aucune expérience de l’industrie de l’aviation n’est nécessaire

Comment se déroulent le processus de sélection puis la formation?

Après avoir soumis sa demande, le candidat doit effectuer un test en ligne. Puis ont lieu une évaluation en personne et une série d’entrevues téléphoniques. Si sa candidature est retenue, il reçoit une formation en ligne puis dans l’un des centres de contrôle régional, en classe et sur simulateur. L’apprenti effectue ensuite un stage en milieu de travail d’une durée variant de 6 à 18 mois. Au terme de cette formation, il obtient sa licence de Contrôleur de la Circulation Aérienne délivrée par Transports Canada.

Quelles sont, à votre avis, les principales qualités que l’on doit avoir pour exercer ce métier?

Faire preuve de sang froid

Le contrôleur aérien a des vies humaines entre les mains. Or, il est seul à prendre des décisions. Il doit donc faire preuve de sang froid en tout temps, en plus d’être rigoureux et de respecter les règlements.

Être respectueux

Nous avons souvent affaire à des pilotes peu expérimentés ou à des équipages aguerris, mais exténués. Comme nous sommes en position d’autorité, il est nécessaire de toujours agir avec respect envers la clientèle que nous servons et dirigeons à la fois.

Être persévérant

Le processus d’admission et la formation sont longs et difficiles. La formation théorique dure neuf mois au minimum tandis que la formation sur le plancher prend de six à 18 mois.  Seulement un candidat sur deux réussit. En cas d’échec, il est rare d’avoir une deuxième chance.

Quels sont les principaux obstacles auxquels on est confronté?

La formation en elle-même est un défi, puisqu’il faut réussir chacune des étapes du processus pour être admis. De plus, NAV Canada est un employeur unique au Canada. Si vous n’êtes pas admis, il faut changer de carrière.

Dans l’exercice même du travail, mon ennemi juré est l’oisiveté. Un contrôleur doit toujours être vigilant. Il ne peut se laisser distraire. 

Qu’est-ce qui vous vous passionne dans votre métier?

J’aime beaucoup le domaine de l’aviation ainsi que fournir un bon service à la clientèle. Lorsque le travail est bien fait, il est toujours gratifiant de voir que les clients sont satisfaits.

Au contraire, quelle est la facette de votre travail que vous aimez le moins?

Les horaires. Ils sont en effet très changeants. Il est difficile de maintenir un rythme de vie régulier et de pratiquer une activité suivie. Mes débuts de quart se font entre 5 h 45 et 22 h 30 du matin.

Devez-vous suivre de la formation continue pour être contrôleur aérien?

Le contrôle aérien évolue constamment. En huit ans, mon travail a beaucoup changé. Il est donc nécessaire de faire de la formation continue.

Quotidiennement, je dois prendre connaissance d’une série de documents qui m’informent sur la situation du jour. Par exemple, si des feux d’artifice sont prévus pour le soir même, cela m’est indiqué afin que je prévienne les pilotes. Il peut aussi s’agir de modifications aux routes, de voies fermées de manière provisoire, etc.

Ensuite, nous recevons des formations web sur des sujets qui ne touchent pas directement notre travail. Par exemple, l’installation de nouveaux radars dans le Grand Nord.

Enfin, certaines formations ciblent des spécialités spécifiques et portent sur de nouveaux programmes de plans de vol, de nouvelles technologies à apprendre, etc. Périodiquement, nous devons nous rendre au simulateur afin de nous familiariser avec de nouvelles configurations d’espace aérien, de nouvelles procédures ou des situations spéciales comme des pannes majeures d’équipement.  Nous devons être prêts à toute éventualité.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite devenir contrôleur aérien?

Je lui dirai de bien se préparer pour l’examen d’admission, car il n’aura pas de deuxième chance. Il doit être motivé pour réussir. De plus, la formation s’étend sur environ un an, dont les 6 premiers mois ne sont pas rémunérés. Il devra être également prêt financièrement. Enfin, même si l’âge minimal pour poser sa candidature est de 18 ans, je conseille d’attendre d’être plus mature avant de se présenter. 

Pour en savoir plus, visiter : https://prenezlecontrole.navcanada.ca

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